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Transplantation embryonnaire pour les vaches de Charles Néoé

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hadjoura

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Avec douze bêtes dans son troupeau, Charles Néoéré n’est certes pas le plus gros éleveur de l’île, mais il est sans doute celui qui porte le plus d’intérêt à son état génétique. Le troupeau est composé « de magnifiques bêtes qui rendraient jaloux quelques éleveurs de la Grande Terre », de l’aveu même de l’inséminateur que Charles a fait venir mercredi. Quelques vaches de son troupeau, préalablement préparées par l’éleveur, ont reçu ce jour-là un embryon susceptible d’augmenter encore son cheptel.
Gérald Guepy, de l’Upra bovine, a fait le déplacement sur l’île afin de transplanter huit embryons, quatre de race limousine et autant de race charolaise. Tous ces embryons ont été produits en Nouvelle-Calédonie et devraient donner, dans quelques mois, quelques nouvelles bêtes de qualité à l’éleveur passionné.


 


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La transplantation embryonnaire est une technique qui consiste à transplanter un embryon issu d'une femelle dite « donneuse » dans l'utérus d'une femelle dite « receveuse ». En élevage, cette technique permet notamment d'accélérer la diffusion du progrès génétique, une femelle à très bon potentiel génétique pouvant ainsi avoir plusieurs veau par an, ce qui n'est pas possible naturellement

L'INTERET

Autrefois, l'importation d'animaux domestiques ou familiers posait de nombreux problèmes d'ordre zootechnique et sanitaire et, selon les distances à parcourir, divers degrés de difficultés de transport.
Depuis plus de vingt ans, la transplantation embryonnaire a apporté une véritable révolution dans les échanges internationaux de génétique.

Uune adaptation harmonieuse à l'environnement

Issu d'une mère donneuse, l'embryon transplanté sur une mère receveuse devient un foetus qui poursuit son développement sans stress en héritant d'une immunité passive adaptée à son futur environnement.
Par la suite, il effectuera sa croissance sans difficulté dans son pays d'accueil.

Une absence de risques sanitaires

La transplantation embryonnaire garantit la sûreté la plus forte sur le plan sanitaire et médical.
Agé de six à sept Jours, l'embryon est protégé par son enveloppe pellucide, véritable barrière infranchissable pour les agents infectieux.
Les contraintes de la quarantaine, de ses difficultés administratives sont maintenant abolies grâce à cette technologie de transfert génétique.

La transplantation embryonnaire est économique

Pour le prix du transport d'un bovin vivant, des milliers d'embryons peuvent être déplacés sans difficultés logistiques ou administratives.
Le prix des embryons varie comme le prix des animaux: en fonction de leur origine génétique.
Enfin, s'il s'agit d'opérations portant sur des centaines d'embryons, des économies d'échelle peuvent rendre l'opération encore plus performante sur le plan économique.
Résultats :

Les variations individuelles s'expliquent le plus souvent par des causes d'environnement : Alimentation, climat, surveillance, effet génétique etc.…

Ovins et caprins

La pratique de la transplantation embryonnaire chez les petits ruminants est plus récente et moins développée sur le terrain.
La différence technique majeure avec les bovins est due à la taille de l'animal qui ne permet pas une manipulation de l'appareil génital sans pratiquer une laparotomie (ouverture de l'abdomen) pour la collecte et le transfert.
Le principe est le même que celui des bovins : super ovulation puis insémination ou saillie, la collecte a lieu 6 jours après l'insémination.
Par contre les résultats sont supérieurs, certainement liés à la meilleure prolificité des petits ruminants puisque l'on obtient en moyenne :
- pour les ovins: ? bons embryons par donneuse collectée.
- pour les caprins: ? bons embryons par donneuse collectée, à l'exception des chèvres de race Boer qui produisent 13 bons embryons en moyenne par collecte.

Equins

Actuellement environ 200 collectes par an sont effectuées en France, toutefois l'essor de la transplantation embryonnaire dans l'espèce équine est très limité par une certain nombre de facteurs:
- La législation concernant l'inscription des poulains, variable d'une race à l'autre.
- Le fait que toute super ovulation est impossible et que la collecte de l'embryon unique produit par la jument se pratique lors de son cycle naturel.
- Les difficultés liées à la congélation de l'embryon équin limitent encore cette technique car il n'est pas facile de gérer un troupeau de receveuses.


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SAILLIES – MODE D’EMPLOI


 


  « Comment est-ce qu’un éleveur sélectionne et produit des mâles reproducteurs et des crias sans défauts ?  A Northwest Alpacas nous n’admettons pas  la moindre imperfection.  Mon père disait toujours ‘ne tombe pas amoureux(se) de ton mâle avant qu’il soit adulte’.  Les bébés changent et de petites imperfections peuvent devenir des défauts majeurs.  Si vous avez décidé qu’un  cria mâle va être, et lui seul, ‘votre’ mâle, avec le temps vous pouvez devenir aveugle sur les défauts qu’il peut développer, quand il est en âge de se reproduire. »  Mike Safley, écrivain et expert sur les alpacas.



Si on est propriétaire d’un des plus grands élevages d’Amérique il est certainement plus facile de faire des choix radicaux pour éliminer les imperfections dans son troupeau et pour arriver à ce sublime animal, le Reproducteur Parfait, que si on est un petit éleveur qui a fait un gros investissement pour lancer son petit troupeau. Soyons clairs, la plupart des gens qui se lancent dans cette industrie - des amoureux qui devraient tout apprendre sur ces bêtes étranges - commencent à une petite échelle, multiplient peu à peu le nombre de leurs animaux et améliorent la qualité générale du troupeau, limitant ainsi les risques d’erreurs et enrichissant leurs connaissances au fur et à mesure ;  telle est l’évolution naturelle que l’on a constatée en Amérique et en Australie.  Il y a peu de gens qui peuvent se permettre d’acheter d’un coup une cinquantaine de bêtes pour se lancer dans cette grande aventure.


Alors, nous débutons dans notre élevage : que faisons-nous ?  Il me semble que la pratique habituelle ici en France est d’acheter un mâle et quelques femelles et ‘on y va’.  Cette pratique comporte plusieurs inconvénients : le premier et le plus évident est le problème de la consanguinité au bout de deux ou trois ans, et l’on sera obligé de trouver un ou plusieurs autres mâles pour modifier la ligne génétique.  Le deuxième point peut être soit un avantage soit un désavantage suivant le but qu’on s’est fixé ; avec un mâle d’une certaine couleur, la couleur du troupeau va avoir tendance à s’homogénéiser – un avantage, certes, si l’on cherche une seul couleur de toisons, mais un désavantage si on a envie de couleurs variées dans son troupeau.  Le troisième désavantage est peut-être le plus difficile à admettre, mais bon ! – il est gentil, il a de beaux yeux, tu sais ! - mais est-il un bon reproducteur ?  Est-ce que j’ai fait une erreur de jugement dans mon premier élan d’acheteur ?  Malheureusement, je crois que souvent  les ‘débutants’ font cette erreur, et il faut le dire : c’est une erreur qui peut coûter cher – pas seulement le prix d’achat mais aussi  le temps perdu en attendant le naissance et le développement des crias produits par ce mâle. Ainsi on voit que l’achat d’un reproducteur est quelque chose de très spécial ; c’est le fruit d’une réflexion et d’une expérience .


 


Pourtant, il y a une autre solution pour limiter les risques et pour garder une large palette génétique dans le troupeau : il ne faut pas acheter de reproducteur ! 








Dans les autres pays, beaucoup de gens préfèrent acheter la saillie à l’extérieur.  Cette pratique a l’avantage de nous permettre de changer de reproducteur chaque année, ou même pour chaque femelle.  De cette manière l’éleveur peut remédier aux lacunes de chaque femelle, ou renforcer ses qualités, peut viser une certaine couleur (je dis ‘viser’ car nous savons qu’une couleur n’est jamais garantie) ou une certaine qualité.  Mais comment faire … ?




L’une des meilleurs manières de voir un bon nombre des plus beaux mâles est de fréquenter les concours où on peut non seulement voir mais aussi toucher leur laine, discuter avec les propriétaires et écouter toutes les explications formulées par les juges, à la fois doctes et experts en ce domaine.  Si on visite un élevage qui offre des saillies on peut voir les reproducteurs et choisir celui qui nous convient.  On peut, généralement, voir les produits de chaque reproducteur et souvent voir les échantillons de laine prélevés à chaque tonte pour former notre avis et trouver le reproducteur à notre goût.


Il y a trois démarches possibles : 



  • certains éleveurs loueront un reproducteur pour une saison ou une période bien définie et c’est l’éleveur ‘locataire’ qui gèrera les saillies chez lui.



  • Il y a la saillie ‘volante’ où le propriétaire du reproducteur choisi l’amène chez la ou les femelles, reste pendant un jour (ou deux) et puis repart.  Dans ce cas, il faudrait que le propriétaire des femelles ait sur place un mâle qui peut être utilisé pour ‘souffler’ les femelles à 14 jours ; si elle n’est pas ‘prise’ le reproducteur reviendra pour une deuxième saillie.

 



  • Peut-être la pratique la plus habituelle consiste à amener la ou les femelles chez le reproducteur où elles restent jusqu’à ce qu’elles soient ‘prises’ et encore 60 jours de plus, pour qu’une échographie puisse confirmer la prise et que toutes les parties soient satisfaites du bon déroulement de l’opération.

  Dans les deux derniers cas, le propriétaire du reproducteur donne toutes les garanties de la saillie et la possibilité de représenter une femelle si elle n’amène pas son cria à terme.


J’entends les gens me dire :‘Mais  c’est trop loin ; c’est trop cher ; c’est trop compliqué’ ; et tout ce que je peux leur dire est que la ‘complication’ est vite oubliée, quand l’on considère le plaisir qu’il y a à rechercher et choisir son reproducteur, à rencontrer d’ autres éleveurs et à collaborer avec eux, et quand finalement après cette longue attente (11 mois et demi !) on voit le résultat : peut-être la naissance chez soi de SON ‘reproducteur parfait’. Les lamas et alpacas voyagent facilement.  Les américains, les anglais, les australiens sillonnent leurs pays pour permettre à leurs animaux de faire des rencontres fructueuses. Changeons nos habitudes ; faisons tout, à notre manière,  pour améliorer la qualité de nos élevages !


 


Ecrit par Gillian Howard-Evieux


pour Lamas et Alpagas Magazine, Eté 2005


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